Le harcèlement à l’école sujet d’actualité


Perso / vendredi, février 13th, 2015

Le harcèlement à l’école existe depuis longtemps déjà, bien avant l’arrivée des téléphones portables, d’internet et des réseaux sociaux. Il y a toujours eu des « têtes de turcs » comme on dit, mais avec l’arrivée et l’accès si facile à tous ces médias ça a rendu le harcèlement d’autant plus simple, rapide et violent pour les victimes.

Il est vrai que s’il y a 10 ou 20 ans le harcèlement se limitait à l’école, au collège ou bien au lycée, la maison représentait un vrai sas de décompression permettant à l’enfant de « souffler ». Aujourd’hui ce n’est plus possible avec les smartphones, ils ont internet dans leur poche et n’importe qui peu les atteindre à n’importe quel moment.

Enfin bref je vais te raconter une petite histoire :

C’est l’histoire d’une petite fille qui a terminé le CM2 entouré de toutes ses copines. Après un bel été elle est arrivée au collège, les premiers mois ce sont bien passés puis petit à petit ses copines se sont éloignées. Elle ne s’intérressait pas, comme les autres, au garçons et au maquillage, préférant sa console de jeux vidéo et ses livres.

Au fil des mois l’écart s’est creusé et c’est presque seule quelle à finis l’année de sa sixième.

En cinquième elle est tombé dans la même classe ou presque que l’année précédente, à l’exception de deux redoublantes, J. et S. . Les remarques ont commencé à arriver assez rapidement, sur son sac, son style vestimentaire, sa façon de marcher, … Tout était matière à critiquer, à faire des remarque désobligeante.

L’une des redoublantes, J. jouait un double rôle, tantôt elle était sympa comme une copine et au moment ou la petite fille baissait la garde elle en profitait pour se moquer encore plus d’elle, emportant toujours plus de témoin dans ses moqueries.

Un jour, un dimanche plus exactement, la petite fille qui n’aimait pas ses cheveux raides demanda à sa maman de lui tresser les cheveux. Le lundi matin lorsqu’elle défit les tresses, ses cheveux tout ondulés retombèrent sur ses épaules.

Quand elle arriva au collège ce matin là, J. lui dit que c’était joli… pour un caniche. A partir de ce moment elle ne cessa, elle, S. et toutes leurs copines de l’appeler « caniche », en cours, dans les couloirs, dans la cour, la sifflant même parfois. Petit à petits le mouvement pris de l’ampleur et c’est toute la classe qui se mit à entonner le générique d’une publicité pour de l’alimentation canine. La petite fille ne savait plus quoi faire.

Le soir même quand elle rentra chez elle, elle ne dit rien à sa mère, elle fit du mieux quelle put pour oublier ce vilain épisode. Elle se lava les cheveux pour les avoir de nouveaux raides le lendemain espérant que les railleries s’en irait avec les ondulations.

Le lendemain malheureusement rien ne cessa. Ce fut même pire, le mouvement s’étendit à deux classes, 60 enfants contre une seule petite fille. Certains surveillant chantèrent eux aussi le slogan de la pub sans savoir que cela était destiné à la petite fille. Elle ne savait plus quoi faire, se faisant bousculer, insulter, humilier à chaque pas quelle faisait.

Le mercredi passa et le mercredi soir la petite fille supplia sa mère de ne pas la renvoyer au collège le jeudi. Sa mère ne compris pas pourquoi. La petite fille espéra que sa mère ne discute pas et accepte. Elle aurait préféré se jeter de la fenêtre de sa chambre que d’y retourner.

Sa mère lui posa toutes sortes de questions pour savoir ce qu’il se passait et la petite fille finit par tout raconter.

Le jeudi matin elle du retourner au collège la boule au ventre. Les moqueries continuèrent. Mais ce matin là, sa mère se rendit au bureau du principal et demanda des explications sur le fait que tout le monde ferme les yeux sur ce genre de pratique. On lui dit que ce n’était que des bêtises d’ados. Elle exigea des sanctions.

Les principaux responsables furent collés tout les samedis matin jusqu’à la fin de l’année et furent priés de d’éviter ou de l’ignorer s’ils n’aimaient pas la petite fille.

C’est ce qu’ils firent et dirent de firent à tous les autres élèves. La petite fille se retrouva seule, toute seule. Le jour ou avec des béquilles et son sac, parce que personne ne voulait lui porter, elle chuta en plein milieu du hall, personne ne l’aida à se relever et quelques rires fusèrent. Elle n’était jamais prise dans aucunes équipes en sport. Elle passa ses récréations seules, recluse avec un livre dans un coin de la cour ou dans un cabinet de toilettes.

Elle termina son année de cinquième tant bien que mal et c’est seulement après avoir redoublé sa quatrième que tout ça s’effaça doucement. Elle se fit quelques copines et reprit goût aux relations sociales.

Cette histoire c’est la mienne, elle m’a marqué indéfiniment. J’ai été bléssé moralement comme jamais. Suite à ça je me suis forgé une carapace plus solide qu’une forteresse. Les gens qui me rencontrent pour la première fois me trouvent bien souvent froides et distante, c’est à cause de ça, de ces gens là.

Encore aujourd’hui quand je croise mes détracteurs, je transpire, je change de trottoir, je tremble. Je ne tremble pas de peur, je tremble parce que toute la rage, toute la colère qui m’a hantée (et me hante encore parfois) remonte et me donne envie de leur mettre une sacrée raclée.

Aujourd’hui je me sent soulagée de n’avoir vécu « que » du harcèlement et qu’à mon époque le cyber-harcèlement comme on dit n’existais pas. Je ne m’en serais peut être pas sortis si je n’avais pas zu ma maison comme sas de décompression.

Aujourd’hui je me sent aussi inquiète, inquiète pour Mon Petit Pirate qui rentrera bientôt à l’école. Alors certes à l’école maternelle il ne risque pas encore grand chose mais les années critiques vont vite venir.

Je sais d’ors et déjà que je ne ‘élèverais pas de façon à ce qu’il devienne le bourreau mais si par mégarde il en devenait un, fait moi confiance il ne le restera pas longtemps.

Si par malchance il devient le souffre douleurs comme moi j’ai pu le devenir, je peux te garantir une chose, c’est que comme ma mère, rien en me fera reculer pour le défendre et le sortir de là. S’il faut que j’aille « laver des langues à l’eau de javel », j’irais ! Je remuerais ciel et terre pour qu’il ne vive jamais ça.

J’aimerais tellement que tout le monde ouvre les yeux sur ce fléau qui brise de nombreuses enfances et scolarités.

Que les chefs d’établissements,peut importe le niveau, école primaire, collège, lycée, arrête de vouloir garder ces « affaires » en interne (quand on se fait agresser dans un supermarché, ce n’est pas le directeur du supermarché qui règle le problème mais bien les autorités compétentes non?!) et qu’il sanctionne et dénonce les responsables, car oui aujourd’hui avec le niveau d’informations que nos enfants ont ils sont responsables de leur actes.

Qu’ils arrêtent de fermer les yeux sur des actes répréhensibles par la loi.

Que les encadrants scolaires fassent leur boulot comme il faut, encadrent pour de vrais les enfants et dénoncent tous les incidents comme ils devraient le faire.

Que parents ouvrent réellement les yeux sur les actes de leurs enfants.

Qu’enfin tous les niveaux s’unissent pour stopper le harcèlement scolaire et le cyber-harcèlement, qu’on laisse nos enfants en toute sécurité à l’école.

Chez Ma Breizh Family, on dit NON AU HARCELEMENT !

Moi je dis NON AU HARCELEMENT !

 

 

ma breizh family, blog lifestyle de notre famille bretonne

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