Lâcher prise


Perso / vendredi, février 22nd, 2019

Je vous en ai un petit peu parlé quand j’ai fait mon article sur mon bilan 2018, s’il y a bien quelques choses que 2018 m’a apporté c’est le « lâcher prise ». Et pourtant ce n’était pas gagné avec une adepte du contrôle comme moi.  La faute à un traumatisme, qui, quand j’étais petite à tellement chamboulé ma vie que jusque là, je m’appliquait à planifier et contrôler tous ce que je pouvais et ce qui était à ma portée.

Oui mais voilà, tout avoir sous contrôle demande une énergie démesurée, surtout quand tu cumules des enfants, un mari, une vie de famille, un travail et que la vie se charge en plus de te mettre des bâtons dans les roues.

Même si je n’ai pas encore lâcher prise sur tous les aspects de ma vie –  oui, il y a encore des recoins de mon cerveau ou mon côté maniaque du contrôle sévis – j’ai tout de même réussis l’exploit – n’ayons pas peur des mots – de lâcher prise dans ma vie de famille et surtout avec mes enfants. Et je dois vous dire que de tous les rôles de ma vie c’est sans conteste celui qui me bouffe le plus d’énergie. Enfin qui me bouffait le plus d’énergie… Et je me dis qu’avec un petit troiz qui arrive cette année, ça ne sera certainement pas du luxe !

Etape 1 : Accepter que ses enfants ne soient pas parfaits.

Et oui, ça commence par là ! Bien évidemment qu’il est beau comme tout votre rejeton. C’est sûr qu’il a les plus beaux yeux du monde et que son rire est la chose la plus douce que vous ayez entendu. Bien sûr que vous pourriez renifler son odeur jusqu’à la fin des temps sans jamais vous en lasser.  Bien sur ! C’est normal ! Vous êtes son papa, sa maman.

Mais avouez le, votre adorable progéniture à certes plein de qualités, mais il n’est pas parfait ! Si vous réfléchissez bien, il y bien ce petit truc qui vous agace. Ce truc sur lequel vous tiquez, vous vous demandez de qui il tient ça. Vous essayer même de le reprendre de temps en temps (tout le temps !) là dessus. Non vous ne voyez toujours pas ?!

Celui qui cri.

Et bien je vais vous le dire. Moi j’en ai un qui crie. Il ne sait pas parler (j’exagère hein!). Il crie, entendez par là qu’il parle très fort, tout le temps. Même si je suis dans la même pièce que lui, quand il m’appelle on pourrait croire qu’aux nombre de décibels engagés, nous vivons dans un château et que je suis à l’autre bout. Dans la cour de récré, je l’entends alors même que je suis dans la rue derrière l’école car quand il joue avec ses copains il crie. Quand on le chatouille ou qu’on chahute c’est toujours très court car il ne rie pas il hurle… Voilà, c’est pénible. Mais c’est comme ça. Il est aussi très boudeur, pignou parfois et ne mange quasiment rien.

Celui qui use.

Quant à l’autre, il est incapable de se lever seul en silence sans réveiller l’ensemble de la maison, à une fâcheuse tendance à répéter les gros mots, veux manger tout ce qu’il y a sur la table sans jamais rien finir et à une légère passion pour les pistolets. On ne sait pas d’oû ça lui vient mais il aime ça, les playmobils police, les pistolets fabriqués en lego, faire un pistolet avec ses doigts ou sa banane au goûter. Il a aussi un côté très insistant, voir même usant lorsqu’il a décidé quelques choses ou qu’il a une idée derrière la tête.

Voilà ! C’est comme ça, mes enfants ne sont pas parfaits ! Ils sont ce qu’ils sont, parfaitement imparfaits et c’est tant mieux comme ça ! Ce sont des enfants, pas des images Panini. Si vous acceptez qu’ils ne soient pas parfaits, ils accepteront d’autant mieux que vous ne le soyez pas non plus !

lâcher prise

Etape 2 : Vous n’êtes pas parfait(e)? Bonne nouvelle, les autres non plus.

C’est souvent là que les choses se compliquent. On le sait au fond de nous, qu’on n’est pas parfait, mais acceptez de l’être aux yeux de la société  et de ses propres enfants…arghhhh ! C’est là que ça coince. Et pourtant…

Et pourtant vous le savez bien au fond de vous que personne n’est parfait alors pourquoi vous infliger ce supplice ?

Je sais bien qu’aujourd’hui on vit dans une société ou l’on voudrait qu’on soit des mères aimantes, patientes, disponibles, bonnes pâtissières, des femmes dévouées et aux petits soins pour nos maris et qui prennent soin de leur corps avec de l’exercice physique quotidien, des travailleuses acharnées qui enchaînent réunions, responsabilités – sans aucune reconnaissance soit dit en passant – et des maîtresses de maison exemplaires avec une maison toujours rangée, une déco à la pointe de la mode et s’il y a un poulet dans le four, c’est encore mieux.

Mais merde ! Je ne sais pas vous mais moi je n’ai que deux bras et seulement 24h dans une journée.

Donc non, je ne pâtisse pas tous les mercredis, non je ne fais pas de sport, non je ne suis pas au top tous les jours, oui je suis souvent en retard sur les lessives et oui mes enfants piochent plus souvent leur linge propre dans la pile « à ranger » que dans leur tiroir, oui j’oublie souvent de prendre le doudou dans la voiture pour aller les chercher à l’école, non je ne lave pas mon sol toutes les semaines et non la chambre des enfants n’est pas impeccable tous les soirs avant qu’ils aillent au lit.

Et ce n’est qu’un petit florilège de mon quotidien. Est-ce que ça me gêne de vous dire ça ? Pas du tout ! Vous pouvez bien me jugez, je m’en fiche. Je le sais que je ne suis pas au top sur tout les points et je l’accepte. Qu’est-ce que ça va changer pour finir.

Croyez vous vraiment qu’on mettra une épitaphe du style « C’était une bonne ménagère » ou « Femme, mère, épouse, parfaite » sur votre tombe ?

Personnellement je ne crois pas ! Personne ne m’attendra sur la ligne d’arrivée avec une médaille !

De surcroît je ne pense pas sincèrement que ce soit le meilleur exemple à donner à mes enfants. Passer à côté de sa vie pour être sur tous les fronts n’est pas vraiment le leitmotiv que j’ai envie de leur transmettre. Profiter, se laisser porter par le moment présent ça passe aussi par ignorer la corbeille de linge sale le temps d’une après midi dans le jardin.

Tout ça veut aussi dire que quand je vais chez une copine, je ne regarde pas l’état de son sol, si sa maison est rangé ou autres. Je m’en fous. Je sais bien ce qu’est le quotidien d’une maman, qui travaille ou non et en toute franchise, quand je vais voir une copine, c’est elle que je vais voir, pas l’état de sa maison !

Etape 3 : Alléger sa charge mentale.

Pour me sentir aussi plus légère, je me suis vite rendue compte qu’il était temps que j’arrête d’être l’encyclopédie et l’agenda de toute la famille.

Avant je retenait tout, tout le temps. La séance de piscine du grand, la date du repas chez untel, le rendez-vous de machin, le pic-nique pour le petit, l’endroit ou on a rangé la clef du garage, tout mes codes de connexions des sites qu’on aime tant (pole emploi, caf, banque, etc…) et tenez vous bien, je retenait même les rdv médicaux de mes amies.

Et bien j’ai arrêté. On a un calendrier sur le frigo, il est là pour ça ! On avait beau être équipé, malgré tout, l’ensemble de la maison avait pris l’habitude de me demander les dates et heures des rdv et autres. Lentement mais sûrement, je me suis « forcé » à ne plus tout retenir et à obliger tout le monde à participer, non seulement au remplissage du calendrier mais aussi à sa consultation.

En plus du calendrier, je me repose aussi sur mon agenda papier dans lequel je note beaucoup de choses, ça me permet de me libérer de la mémoire et de ne plus passer mon temps à me demander ce qu’on a déjà le week-end dans quinze jours. Et ça marche ! Le meilleur exemple que je puisse vous donner sur la répartition de cette charge c’est que pour les dernières vacances scolaires, j’étais complètement larguée sur les dates alors que Mr Papa pouvait me les donner sans problèmes.

Pour le reste des tâches ménagères et autre à la maison je dois avouer que c’est déjà bien repartis et que je n’ai pas grand choses à modifier.

lâcher prise

Etape 4 : Déculpabiliser.

C’est sans doute l’étape la plus difficile de tous ça et j’ai eu bien du mal à assumer et surtout à me déculpabiliser de ne pas assurer sur tout les fronts. C’est forcément difficile à un moment ou à un autre car l’image que nous renvois souvent la société dénote complètement avec la réalité des choses. Déculpabiliser c’est assumer vis à vis des autres mais surtout vis à vis de soi.

Donc je ne culpabilise plus de mettre mes enfants devant un dessin animé pour boire un thé chaud tranquillement.
Je ne culpabilise plus de les envoyer à l’école dans des tenues parfois improbables. Après tout si Super Pirate à envie de mettre un jogging parce que c’est plus confortable un jour de piscine et ses bottes de pluie parce que ce jour là il pleut averse, pourquoi se battre pour qu’il ressemble à un enfant de magazine alors que lui ne se sentira pas bien ? Et puis ça m’évite une bataille devant le placard !
Dans le même rayon, je ne culpabilise pas non plus de voir mes mômes plein de terre quand ils jouent dehors. Avant ça me faisait bondir mais à quoi bon dépenser de l’énergie dans ce genre de « problèmes » qui n’en sont pas. Ce n’est pas moi qui frotte le linge à ce que je sache, s’il y en a une qui doit s’indigner c’est ma machine.

De même si je reçois du monde et que les carreaux ne sont pas fait, qu’il y a de la poussière sur mes étagères ou que la chambre des enfants est un capharnaüm. Tant pis ! Si mes invités ne sont pas contents, je suis tout à fait disposée à leur fournir ce qu’il leur faut pour palier à tout ça !

Ma maison peut être rangée et propre sans pour autant être parfaitement rangé ou impeccablement récurée.

Bref il y a tout un tas de petites choses quotidiennes sur lesquelles j’ai arrêté de me mettre la pression et je le vis bien !

Si je vous jure ! Il y a des jours ou j’ai un coup de nerfs et ou je rattrape tout mon retard sur le linge par exemple mais il y aussi des semaines complète ou je laisse couler parce qu’on a mieux à faire.

lacher prise

Pour conclure…

J’ai fait le constat que ma vie est loin d’être instagramable… et heureusement ! Ma vie est réelle, pas virtuelle, et elle n’a lieu qu’une seule fois : maintenant !

On dit souvent qu’on n’emportera pas son argent dans la tombe, dites vous bien que le linge sale, la vaisselle pas rangé et les cupcakes du mercredi non plus (sauf ceux restés sur vos hanches) !

ma breizh family, blog lifestyle de notre famille bretonne

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