La Vannetaise 2018


La Vannetaise / jeudi, octobre 25th, 2018

Une préparation en dents de scie.

A nouveau, cette année, pour la troisième année consécutive, j’ai participé à la Vannetaise. Si tu n’as pas suivis, c’est une course de 6 km organisé chaque année à l’occasion d’Octobre rose pour collecter des fonds en faveur de la recherche contre le cancer du sein.

Cette année j’avais réussis à m’entraîner un peu à raison d’une séance de 5km sur tapis de course chaque semaine durant les 5 semaines précédant la course. Je m’y suis à peu près tenue même si au fur et à mesure c’est devenu plus une corvée qu’autre chose. Courir sur un tapis face à un mur n’est pas la chose la plus fun que j’ai faites. Quant au fait de courir dehors je ne me sens pas forcément suffisamment en confiance, je préfère donc courir à l’intérieur et sereine que dehors et flippé.

Donc me voilà rendu sur le port de Vannes dimanche dernier avec plus de trois milles coureuses comme moi, vêtues de rose et prêtes à en découdre avec l’asphalte.

Je me souvient bien comme le départ dans la quatrième vague l’an dernier m’avait « freiné » dans mon départ alors je me fraye un chemin pour m’approcher le plus possible de la ligne de départ. Je réussis finalement à partir dans la seconde vague.

C’est partis pour la course.

Au début je marche, piétine même en attendant que le groupe s’étire et que je puisse me lancer à mon allure. En attendant je guette le bord de la course, je sais que Mr Papa et les garçons ne sont pas loin et je les aperçoit à la toute dernière minute, juste avant de voir apparaître un trou dans la masse qui me permet de partir enfin.

Je colle mon casque avec une musique qui monte en puissance et j’y vais. Au bout d’à peine un kilomètres j’ai une douleur intercostale qui se fait ressentir. Elle persistera jusqu’au bout de la course et même plus tard dans la journée.

Je cours et remonte progressivement les petits groupes de femmes qui se créent naturellement. Je ne me sens pas trop mal et la douleur est gérable. C’est à la sortie du pont de Kerino que la douleur devient difficile à gérer. Je serre les dents et continue d’avancer mais arrivé au remparts je sens bien qu’une grosse part de mon énergie part dans la gestion de la douleur et non plus dans l’effort.

Je met donc tout mon mental sur l’effort et je remonte la ville le souffle court pour redescendre rapidement vers le port. Une fois sur l’esplanade, je vois l’arche, elle n’est pas si loin mais me semble encore à des kilomètres.

Je donne tout jusqu’au bout sans même apercevoir Mr Papa et les enfants sur le côté. j’ai tellement mal que je souffle comme un bœuf mais je ne lâche rien jusqu’à passer la ligne.

Je souffle, j’ai mal, les jambes qui tremblent et la tête qui tourne. La sensation n’est pas des plus agréable. Je récupère ma bouteille d’eau, la pomme et le cadeau et file attendre Mr Papa et mes petits amours sur l’esplanade.
Je ne le sens pas bien, je sais que j’ai mis plus de temps que l’année dernière mais outre le temps c’est l’ensemble de la course qui n’a pas été une partie de plaisir.

Fin de la course.

Finalement le résultat tombera dans l’après-midi, je suis 144ème avec un temps de 30’45 (49 ème de ma catégorie) sur plus de 3400 coureuse.

Je suis contente de moi mais je raccroche les baskets. Je n’ai pas pris de plaisir à m’entraîner, pas pris de plaisir à courir la course et mon résultat ne m’a pas autant mise en joie que les autres années. Je crois que le running ce n’est plus fait pour moi. C’était donc la dernière fois que je courrais la Vannetaise.
Cependant je soutiendrais toujours la cause et je pense que l’année prochaine je participerais à la marche avec des copines probablement.

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