La naissance de Petit Lion


Ma famille / jeudi, septembre 5th, 2019

Après plusieurs épisodes de contractions régulières mais non douloureuses dont la nuit de dimanche à lundi qui fut le coup de grâce. Mon moral était au plus bas avec une peur bleue que tout cela efface et dilate mon col totalement, rendant une péridurale impossible et surtout une rupture de poche et une naissance à la maison.

Retour sur ce lundi 5 Aout 2019.

9h.

Je me réveille et j’ai mal, très mal dormis. Les contractions très régulières m’ont gênées et surtout inquiétées. Même si je suis prête j’ai peur d’accoucher à la maison. Mon ventre est lourd, il pèse vraiment beaucoup depuis 24h. Mon dos me fait mal et mes épaules compenses le poids de mon ventre. Je suis une boule de douleur et j’en ai marre.

Je descend et trouve Mr Papa en train de finir son petit déjeuner. Les garçons sont dans le canapé. Je suis fatiguée et je craque… Je pleure dans les bras de Mr Papa. Je lui dit que j’ai trop mal partout et mal dormis, que je peux tenir encore mais que j’aimerais qu’il arrive… Au fond de moi, j’ai envie d’aller au bout mais je sais que mon état ne va pas aller en s’arrangeant et je reste lucide. Ce n’est pas en dormant mal et en perdant toute énergie que mon accouchement se passera bien et que je serais en forme après.

Et c’est bien l’après qui m’inquiète… Je sais qu’un allaitement « ça pompe » et ça m’embetterais de le compromettre pour « ça ». De plus je sais aussi qu’un mois complet avec les trois m’attends et que ce n’est pas à la maternité que je vais récupérer…

Mr Papa est étonné. Il me dit qu’il ne comprend pas, que la veille j’étais prête à aller au bout et même au-delà et que ce matin l’impression que je lui donne c’est qu’il faudrait que le bébé naisse là, maintenant, tout de suite. Ce à quoi je réponds que tant qu’à mal dormir à ce point, je préférerais mal dormir à cause du bébé et non à cause des douleurs.

Il décide de travailler depuis la maison (décision qui avait été évoqué la veille mais qu’il confirme vu mon état émotionnel). Je m’installe pour prendre mon petit déjeuner pendant que lui prend ses quartiers sur mon bureau.

Les contractions continuent sans être douloureuses et mon inquiétude grandit. Mr Papa me conseille d’appeler ma sage-femme ou la maternité pour avoir un avis. Je sais d’avance que la maternité va nous dire de venir et je n’ai pas envie de faire déplacer toute la famille « pour rien » alors je choisis d’envoyer un texto à ma sage-femme pour ne pas la déranger durant ses rendez-vous.

La matinée passe, je reste sans nouvelles et les contractions continuent…

12h.

Coup de fil de ma sage-femme. Elle me demande ou j’en suis et comment je me sens. Difficile à dire. Elle me conseille de prendre un spasfon et un bain chaud. D’après elle si les contractions s’arrête c’est que je suis en faux travail, si elles continuent sur le même rythme voir s’intensifient c’est que le travail à commencé.

Je suis sceptique et je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais… Comme toujours je suis ses conseils et passe un heure dans un bain chaud.

14h.

Une heure que je suis sortie du bain et dans ma tête c’est encore plus le bazar. J’ai toujours autant de contractions mais plus aucune régularité. Je passe 20 minutes sans le moindre signe puis enchaîne trois contractions en cinq minutes. Et toujours aucune douleur.

15h.

Mon aide ménagère s’affaire dans la maison depuis une heure. Je me suis résignée en me disant que je n’avais pas d’autre choix que d’accepter ce que mon corps m’imposait et sa présence me fait un peu oublié tout ça. Mr Papa en profite pour s’éclipser et aller régler deux trois choses à son dépôt. Il me dit qu’il n’en a pas pour longtemps mais de toute façon je sens bien qu’il peut prendre tout son temps, mon corps n’en fait qu’à sa tête.

17h.

Mon aide ménagère est partis et à peine sa voiture avait disparus du chemin que ma voisine frappait à ma porte pour prendre de mes nouvelles. Nous ne nous sommes pas vu depuis près de deux mois et elle voulait voir si le bébé était arrivé. On papote tranquillement puis elle s’en va. Voilà deux heures que je n’ai plus eu de contractions donc je m’installe tranquillement avec Super Pirate pour faire un peu d’exercices d’écriture.

17h30.

Alors que Super Pirate est en train de me lire une consigne de son cahier de vacances, une contraction qui me prend directement dans le bas du dos me pince le ventre et me donne une sensation de poussée dans les fesses. Je me lève immédiatement. Impossible pour moi de rester assise sur le canapé, la sensation de poussée est trop forte.

J’attrape mon téléphone et lance l’appli qui mesure la fréquence de mes contractions. J’attends un peu, marchant dans le salon. Une autre contractions moins intense suit six minutes plus tard. Elle est moins douloureuse mais fait un peu mal quand même. Je décide d’envoyer un message à Mr Papa pour le prévenir. Il me répond direct qu’il a presque finit, son dernier client devrait arriver d’une minute à l’autre, il lui donne sa commande et ferme.

Super Pirate me voit pincer les lèvres à chaque contractions et comprend que j’ai un peu mal, il me dit direct « ça, c’est le petit frère qui arrive ». Je sourit et lui dit que oui ça doit être ça, qu’il peut arrêter ses devoirs de vacances et qu’on va faire un petit goûter

17h45.

Deux autres contractions moins intenses ont suivies mais avec un écart de six minutes à chaque fois. Mon application m’indique de préparer mes affaires pour me rendre à la maternité. Je ne panique pas, elle m’a déjà dit ça deux cette semaines. Mr Papa est en train de finir de donner sa commande à son client.

Je suis à table avec les garçons et je leur tartine des brioches au beurre quand une contraction plus douloureuse (mais toujours aussi régulière) arrive. Elle me force à me lever et à m’appuyer sur le plan de travail. La douleur me cisaille les reins. Je commence à croire que cette fois ci c’est la bonne. Je souffre mais à la fois je suis contente que les choses se mettent enfin en route.

Je dis aux enfants de continuer le goûter seuls, qu’ils peuvent prendre ce qu’ils veulent dans les placards et que quand je dirais de mettre les chaussures il ne faudra pas discuter, mettre ses chaussures, prendre ses doudous et aller s’installer dans la voiture. Je ne veux pas les paniquer. Je sais que Super Pirate à compris ce qu’il se passait et il prend son petit frère en main.

De mon côté je m’assois sur mon ballon de gym pour anticiper la contraction qui suit. Elle est moins douloureuse mais mon application me dit d’aller tout de suite à l’hôpital. Je fais une capture d’écran et l’envois à Mr Papa. Je me lève avec précaution de mon ballon, j’ai tellement peur que la poche des eaux se rompent que j’y vais au ralenti.

Je monte dans ma chambre pour appeler ma sœur, pour savoir si elle est chez elle et si je peux lui déposer les garçons. Depuis un mois, on avait un code toutes les deux, si j’appelais c’est que c’était LE moment, sinon on se joignait par texto ou messenger. Elle est donc au taquet quand elle décroche et me confirme que je peux lui emmener les enfants tout de suite. Je suis soulager et en raccrochant je vois un message de Mr Papa me disant d’appeler la maternité et qu’il vient de fermer et se mets en route.

18h.

La maternité me dit de venir tout de suite et qu’ils nous attendent. Je dis donc aux garçons que c’est le moment de mettre leurs chaussures. Super Pirate saute dans ses baskets et aide Mister Papouille à mettre les siennes. Il entraîne ensuite son frère avec lui dans le garage en attendant que je leur ouvre pour qu’ils puissent s’installer dans la voiture. Je suis reconnaissante et soulager de voir comme il s’occupe de son frère dans ce moment ou je ne peux plus rien gérer d’autre que moi et ma douleur.

Pour ne pas flipper et faire flipper les enfants en attendant Mr Papa qui ne devrait plus tarder, je vais et viens dans la maison en rassemblant quelques dernières affaires. Je suis tellement concentré pour gérer ma douleur que je ne vois pas le fourgon s’engager dans l’allée. J’entends juste la porte du garage s’ouvrir d’un coup et je suis soulagée. Quoi qu’il arrive, que j’accouche ici et maintenant, sur le trottoir devant chez ma sœur, dans la voiture ou à la clinique, il sera là avec moi. Je ne revivrais pas l’angoisse de l’accouchement de Mister Papouille.

18h15.

Toutes les ceintures sont bouclées et on décolle pour aller chez ma sœur. J’ai un sac plastique sous les fesses et la ceinture devient insupportable pendant les contractions qui sont de plus en plus douloureuses mais je suis joyeuse et je gère bien la douleur. Pas de cris, pas de larmes cette fois ci.

Nous arrivons rapidement chez ma sœur et avant de les déposer je veux parler aux garçons mais Mister Papouille a envie de faire pipi alors nous nous dépêchons et à peine arriver dans l’entrée, une plus grosse contraction encore m’oblige à m’appuyer sur le mur pour encaisser sans effrayer tout le monde. je ferme les yeux pour faire abstraction de tout autour. Quand je les rouvre tout le monde me regarde et je sais qu’il ne faut pas trop traîner.

Finalement nous partons de chez ma sœur sans que j’ai eu le temps de dire quoi que ce soit aux garçons.

18h45.

Nous arrivons à la maternité. Cette fois ci je passe le sas d’entrée debout et non pas à quatre pattes et avec le sourire à la place des larmes. Nous attendons tranquillement à l’accueil que l’on vienne nous accueillir.

La sage-femme arrive et nous emmène vers une salle d’examen.

On s’installe. Les contractions sont douloureuses et je souffle et respire entre chaque. Même si les enfants ont été déposés il y a longtemps je m’efforce de continuer à me contenir. Entre deux on m’examine et le verdict tombe : je suis à 6 cm.

Je tourne la tête vers Mr Papa avec le sourire et je nous revois lors de notre première fois pour la naissance de Super Pirate. A l’époque on m’avait annoncé être à 4 cm mais nous ne savions pas ce que ça voulait dire, que notre bébé allait naître quelques heures plus tard. Cette fois nous savions ! Nous sommes donc d’excellente humeur, ce qui m’aide à surpasser la douleur. On rigole et on s’envois des vannes en attendant qu’on nous transfert dans une salle de naissance.

19h15.

On est dans le couloir en route pour une salle de naissance après qu’on m’ai fait une prise de sang. Je suis enveloppé dans le drap censé masqué mon intimité et o rit avec la sage-femme sur la taille proéminente de mon ventre. Je fais même un petit moonwalk dans le couloir (petite blague entre Mr Papa et moi) avant d’entrer dans la salle.

Je m’installe et on me pose le cathéter pour la perfusion. La sage-femme nous annonce que l’anesthésiste est en route. J’évoque mon projet de naissance avec la sage-femme qui me dit qu’il n’y a pas de soucis. Je n’ai même pas besoin de le sortir, elle répond favorablement à toutes mes demandes.

19h45.

Plein de personnes arrivent dans la pièce. Je reconnais l’anesthésiste avec son équipement, il y a aussi la sage-femme et la puéricultrice qui nous ont accueillis mais aussi une autre équipe qui vient se présenter. C’est l’heure du changement d’équipe et des transmissions.

Je suis contente de voir l’anesthésiste car les contractions deviennent vraiment difficiles à gérer même si elle reste moins douloureuses que celles que je ressentais pour Mister Papouille. Il me pose la péridurale et je suis contente de voir que Mr Papa peut rester avec moi. C’est la troisième fois mais je n’aime pas trop les aiguilles alors même si je ne vois rien, sa présence me rassure.

Très vite je sens les coups d’électricité dans la jambe gauche et je sais ce que ça veut dire, que tout le produit est partis à gauche. Sitôt l’anesthésiste partis je demande à la puéricultrice qui est en train de préparer ses affaires pour l’arrivée du bébé si elle peut me donner le coussin d’allaitement afin que je m’installe pour aider le produit à descendre dans la jambe droite.

20h.

Je ne sens plus du tout ma jambe gauche, ni les contractions. C’est donc que le produits descend bien dans ma jambe droite. Je n’arrête pas de faire la réflexion à Mr Papa que cette grossesse et cet accouchement ressemblent tellement à ceux vécu pour Super Pirate. En dehors de la menace d’accouchement prématuré, l’épanouissement fut le même et le travail se déroule pour le moment de la même manière.

Nous sommes tous les deux calmes et on rigole. J’en profite pour appeler mes petits loups et les rassurer. Surtout Mister Papouille mais apparemment Super Pirate et ma sœur avait déjà fait ce qu’il fallait.
On est seul et vu les allers et venues dans le couloir et dans la chambre on se doute que nous ne sommes pas seul et que les bébés se bousculent aux portillons ce soir. D’ailleurs on en a la confirmation quand une seconde sage-femme vient se présenter et que l’on se rend compte que celle qui nous a accueillis n’est pas encore partis.

Entre leur rare passage on parle du bébé, on regarde l’écran qui regroupe tout les monitos des filles en travail comme moi. Il y en a de nouvelles qui arrivent sans cesse. Cécile la sage-femme de garde nous confirme que c’est intense pour son équipe et qu’il y a même une dame en travail dans une salle de pré-travail. On rigole car elle nous dis qu’elle paris tout sur nous. Je suis la seule multipare et la plus avancée !

Avant de partir elle me dit aussi qu’à la moindre envie de pousser ou autre je n’hésite pas à sonner, que ça serait dommage d’avoir réussis à arriver à la maternité, à avoir la péridurale pour accoucher seule…

20h30.

Je bouge peu et envois des doses de péridurale régulièrement. Pas question que je souffre si les choses se précipite. Je réajuste ma jambe gauche sur le coussin et je sens comme un claquement de doigts dans mon ventre. Je sens un peu de liquide chaud s’écouler entre mes jambes. J’ai un doute…

Quand la poche des eaux s’était rompus pour Super Pirate (on me l’a percée pour Mister Papouille) j’avais ressentis un gros « clac » alors j’ai un gros doute. Je pense finalement que je me suis peut être fait un peu pipi dessus et comme je ne sens pas spécialement Bébé Lion descendre, j’en parle à Mr Papa.

La sage-femme entre tout à coup dans la chambre, le téléphone à l’oreille. Il y a un problème avec mes analyses sanguines. Elle veut savoir ou je fais mes prises de sang habituelles, consulte mon dossiers avec tout mes résultats et dit à son interlocuteur qu’à ce qu’elle voit elle ne comprend pas car tout est bon. Elle donne à plusieurs reprises mon nom, mon prénom, ma date de naissance ainsi que les dates auxquelles j’ai fait mes derniers prélèvements.

On ne comprend pas trop ce qu’il se passe mais à vrai dire ça nous passe au dessus. J’essais de lui dire que je pense avoir perdu les eaux mais elle est concentré sur sa conversation jusqu’à ce qu’elle lève les yeux sur l’écran des monitos et sorte de la pièce précipitamment. Mr Papa me dit d’utiliser la sonnette ce que je fais et elle revient tout de suite en s’excusant. Elle ne sait pas trop ce qui cloche avec le labo. J’apprendrais quelques jours plus tard  que ce qui clochais était en réalité une modification de mon sang, probablement lié à un échange sanguin entre bébé lion et moi. J’ai donc un sang unique composé du miens et de celui de bébé lion mélangé.

Elle m’ausculte et confirme que la poche des eaux s’est rompue mais même si bébé descend il n’est pas engagé. On a encore du temps, je ne suis qu’à 7 cm. Je suis un poil déçue de n’avoir fait qu’un cm en une heure mais je sais trop bien que la péridurale peut ralentir le travail.

21h.

Sachant que la poche est rompu, nous sommes impatients mais apparemment bébé n’est pas hyper motivé et mon corps y va tranquillement. Nous continuons d’observer et de suivre les autres femmes en travail. Je me suis d’ailleurs faites prendre de court par la dame de la salle n°5 qui vient d’accoucher. Une autre d’entre elle à des contractions vraiment violentes et je compatis grandement.

Tout à coup, Cécile, la sage-femme de garde ainsi que la puéricultrice et la gynéco de garde déboulent dans la pièce. Elles observent mon monito et celui du bébé et d’un coup la sage-femme démonte le bas du lit pendant que la gynéco remonte les étriers. Je comprend que ça va être LE moment alors j’envois une dernière dose de péridurale (Non je ne suis pas une droguée ! J’ai juste conscience que je vais faire passer un gros bébé et que je ne veux pas être sous-anesthésier s’il faut recoudre après…).

A tout hasard je demande pourquoi on y va parce que je ne ressent pas l’envie de pousser, ni que j’ai perdu beaucoup de liquide, ni que mon bébé soit plus descendu que ça… Elles me répondent avec toute la bienveillance possible que c’est le moment car mon bébé ne se sent pas très bien.

La sage-femme est entre mes jambes, Mr Papa à gauche me tient le bras et à droite la gynéco à une main sur mon ventre pour sentir les contractions venir et me dire quand pousser.

Une première vient et je tente une technique de poussée vu avec ma sage-femme libérale en poussant sur les poignées mais ça ne donne rien. Je tente une seconde fois mais ça ne donne toujours rien. Bébé est trop haut et ça ne l’aide pas à descendre. J’abandonne cette technique, saisi les poignées autrement et quand la gynéco me dit d’y aller je m’enroule sur moi même et pousse de toutes mes forces.

Bébé Lion descend d’un coup et alors que je m’apprête à pousser, tout le monde me stoppe. Il est descendu rapidement mais à le regard vers le bas et il est en train de se retourner pour regarder vers le haut. Je le laisse finir sa manœuvre puis au signal je m’enroule à nouveau et pousse. J’ai tout juste le temps de reprendre mon souffle et je pousse à nouveau. Je ferme les yeux et puise toute la force intérieure que j’ai.

21h31.

« Ouvrez les yeux ! Venez le chercher ! Il est là ! »

J’ouvre les yeux et j’aperçois sa petite tête rose-violette. Je ne le vois qu’une seule seconde tellement un flot violent et puissant d’émotions et de larmes m’envahit. Il ressemble tellement à ses frères. Je relâche tout. La tension des derniers jours, l’angoisse d’accoucher sans péri et peut être chez moi seule avec les enfants à côté, l’incertitude quotidienne, la mienne et celle des enfants, l’effort des derniers instants,… Je craque comme une allumette et laisse toutes les émotions m’embraser, l’amour m’envahir.

« Venez le chercher ! »

Je fais non de la tête. Je n’ai jamais souhaité attraper mes bébés mais cette fois ci je ne peux simplement pas. Je ne vois pas clair tellement je pleure alors elle enveloppe rapidement Petit Lion dans un drap et le pose sur mon ventre.

La gynéco me félicite pour ce « beau » bébé et invite Mr Papa à couper le cordon. On est en extase tout les deux. On ne fais plus attention à ce qu’il se passe autour.

On le touche. On l’observe. On lui parle. On le respire. On le découvre.

Il est beau, il est là, il est notre nouveau centre du monde.


Ensuite il a fallu attendre un petit moment avant que mon placenta ne se décide à descendre et sortir. Ça aussi c’est nouveau pour moi puisque pour les deux autres le placenta est sortis de lui même tout de suite après la naissance. Et puis au bout d’un moment je prends conscience du « gros bébé » que je viens de sortir et je demande à la gynéco dans un sursaut de lucidité dans quel état je suis, moi. Je m’attends à une déchirure mais non, je n’ai rien eu. Tout juste une éraillure mais comme elle est mal placée, la gynéco décide de me faire un point « de confort » pour éviter que je ne souffre en faisant pipi dessus à chaque passage aux toilettes. 

Comme je l’avais demandé, on me laissera mon bébé avec juste une couche (mise à bébé sur mon ventre) durant les 3h ou nous resterons en salle de naissance (3h au lieu de 2 car les accouchements compliqués se sont multipliés et on nous a laissés tranquille vu que tout allait bien pour nous).

J’ai pu faire la tétée de bienvenue en toute sérénité.

Après ces trois heures on m’a ramené dans ma chambre vers 00h30. La sage-femme et la gynéco sont venus nous féliciter à nouveau et nous dire que nous avoir dans cette soirée de folie c’était cool. L’équipe s’est mis en 4 pour trouver un lit à Mr Papa pour qu’il puisse dormir avec nous et nous a trouvé de quoi manger. 

Comme pour ses frères, je garderais un véritablement bon souvenir de la naissance de Petit Lion. Un cocon de douceur, une bulle dans laquelle est né cette petite merveille.

La veille de mon départ de la maternité, la gynéco repassera le matin pour me féliciter à nouveau et me dire combien elle avait apprécier notre bonne humeur et notre zénitude.  Et le soir, c’est Cécile, la sage-femme de mon accouchement qui sera de garde et viendra à son tour réitérer ses félicitations. On aura une longue conversation toute les deux. Elle aura des mots qui resteront gravés dans ma mémoire à tout jamais parmi lesquels elle me dira que c’est avec des familles comme la notre qu’elle sait pourquoi elle fait ce métier. Elle n’imagine pas a quel point ses mots me donneront la force nécessaire pour surmonter les difficultés que je vais rencontrer avec l’allaitement en rentrant à la maison.

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