Allaiter ou ne pas allaiter ?


Ma famille / mercredi, juillet 17th, 2019

Allaitement or not allaitement that is the question !

Mon histoire avec l’allaitement.

Pour commencer cet article, attaquons par un petit récapitulatif de mon histoire peu commune avec l’allaitement. Cette histoire à débuté alors que j’avais 28 ans !

Il est vrai que 28 ans c’est un peu tard pour prendre le sein, mais pas trop tard pour le donner !

Je n’ai donc pas été un bébé allaité mais rassurez vous ce n’est pas un drame pour moi. Et pour être honnête avec vous, ma petite sœur à été allaité un certains temps et notre exemple m’a pendant des années poussé à remettre en doute les bienfaits de l’allaitement.

J’entendais dire, partout, qu’allaiter permettait de donner aux bébés une forte immunité, réduisait les risques allergiques, etc. Et pourtant ma sœur, un bébé allaité, à multiplié les allergies, réactions et maladies alors que moi non allaité n’est rencontré aucun de ses problèmes.

Notre exemple a longtemps laissé la jeune fille que j’étais sceptique. La jeune femme et la jeune mère que je suis devenue également. Difficile de voir les choses différemment quand on a eu un tel exemple sous le nez pendant 25 ans.

Je ne me suis donc pas tourné vers l’allaitement à la naissance de Super Pirate, parce que je n’en ressentais ni le besoin ni l’envie tout simplement. En revanche j’ai toujours dit que, si pour un besoin médical ou autre il était nécessaire de lui donner mon lait, je le ferais. Le bien-être de mon tout petit avant tout.

Et puis Mister Papouille a pris ses quartiers dans mon utérus et je me suis à nouveau posé la question mais là encore, je n’ai pas ressentis un besoin incompressible d’allaiter. J’étais exactement dans le même état d’esprit que pour son frère. Mais les choses ne se sont pas exactement passées comme pour son frère…loin de là !

Sans trop entrer dans les détails, Mister Papouille avait de gros soucis de régurgitations, « soignés » par un lait spécial qui finalement lui provoquait de gros problèmes de constipation. Vous pouvez retrouver ses débuts chaotiques plus en détails dans l’article que j’avais écris à l’époque.

Je m’étais donc lancé dans une relactation, six semaines après sa naissance avec l’espoir de pouvoir mené un allaitement mixte (lait très épaissis + mon lait bien plus digeste) le temps de le soigner à ma façon. Rien n’était gagné et avec le soutien de ma sage femme je me suis lancé à corps perdu dans ce pari. La encore, si vous voulez plus de détails sur la façon dont j’ai mené cette aventure vous pouvez lire ou relire mon article sur la relactation.

A force de gros efforts et d’un investissement sans nom, j’avais finalement réussis mon pari, en produisant suffisamment de lait pour palier à la moitié de son alimentation quotidienne de ses six semaines à ses six mois.

Voici donc mon histoire avec l’allaitement, jusqu’ici.

Pro-biberonnante ou pro-allaitante ?

Avant de continuer, j’avais envie de répondre à cette question que l’on me pose souvent dû à mon expérience hors du commun.

Je ne suis ni pro-biberon, ni pro-allaitement. Et pour être complètement honnête je suis en fait une « pro-faites-comme-vous-le-sentez ».

Pour moi il y a des avantages et des inconvénients pour les deux comme dans toutes situations mais est-ce que ça devrait seulement être ça qui devrait vous guider. A mon sens non ! C’est votre envie, votre intime conviction de faire tel ou tel choix.

Et en aucun cas un tel choix ne devrait être critiqué ou jugé. Mais ça c’est un autre débat !

Mon projet d’allaiter pour ce dernier bébé.

Pour ce dernier bébé, la question s’est donc posée.

Après Mister Papouille je disais souvent que si nous faisions un troisième enfant, je l’allaiterais comme ça j’aurais eu un enfant de chaque : un non-allaité, un semi-allaité et un allaité.

Et puis bébé lion s’est niché dans mon utérus et forcément la question est devenue plus concrète.

Est-ce que je ressentais cette envie « primaire » dont beaucoup de mères parlent ? Non. Toujours pas. Je n’ai pas l’impression que ce soit vital pour moi, ni d’en avoir besoin que ce soit pour me sentir mère ou établir un lien spécial avec mon bébé.

La fusion avec mes enfants ne passent pas chez moi par la façon dont je les nourris. Je suis très fusionnelle avec Super Pirate et pourtant c’est celui à qui je n’ai pas donné le sein.

Cependant, après l’expérience chaotique vécu avec Mister Papouille j’ai quand même eu envie de tenter l’aventure.

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Tenter l’aventure lactée oui ! Mais allaiter à la cool !

J’ai partiellement évoqué mon envie d’allaiter sur les réseaux en disant que « si j’y arrivais » ou « si ça marchait » et tout de suite j’ai reçu des témoignages me disant que si j’étais motivée, avec une bonne conseillère en lactation, ça allait forcément marché, etc, …

Certes. Mais ce que je veux avant tout c’est essayer, pas réussir à tout prix.

Je suis bien informée et bien entourée. J’ai l’énorme chance d’avoir une sage femme libérale en or. Avec une expérience incroyable (elle part bientôt en retraite) et qui cherchent toujours de nouvelles solutions, se forme et s’informe continuellement. Elle joignable constamment, même si je n’oserais jamais la déranger un week-end ou tard le soir, je sais pourtant qu’en cas de grosse urgence, elle serait là pour moi et rien que ça c’est rassurant !

Ce que je ne veux pas reproduire avec cet allaitement c’est l’acharnement, l’extrême investissement et la fatigue qui en a découlé pour celui de Mister Papouille.

Bien-sur il y a une grande part de fierté dans ce que j’ai accomplis avec Mister Papouille mais pour être honnête je sais aussi que je dois une part de mon burn out maternel à l’épuisement qui en a découlé et cette « ombre » plane toujours un peu sur cette aventure hors norme.

Et comme je l’ai clairement dit à ma sage femme je suis dans l’état d’esprit suivant :

« Si ça marche 1 jour, c’est cool. Si ça marche 1 semaine, c’est cool. Si ça marche 1 mois, c’est cool. Si ça marche 1 an c’est cool. »

Pas de pression, pas d’envie de durée particulière, juste une envie d’essayer.

Je me connais et je sais que je ferais tout ce qu’il faut mais je ne pousserais pas la chose jusqu’à l’épuisement (sauf si évidemment l’état de santé de bébé lion l’exige).

Allaitement à la demande ou mixte ?

Mon projet est pour le moment de me lancer dans un allaitement à la demande au moins sur un mois. D’abord pour connaître le rythme de mon bébé. Comment va-t-il téter ? Comment vont se repartir ses plages de sommeil ? Etc…

Ensuite pour bien lancer la lactation et m’assurer que mon corps produise suffisamment de lait.

Au bout d’un mois, si tout se passe bien et que le rythme nous convient, il n’est pas impossible que je continue à la demande.

Cependant, je me connais très bien et sais que ma pire ennemie est la fatigue.

Hors si bébé tête énormément la nuit, je sais que le repos va vite, très vite me manquer. D’autant plus que pour les grands qui ont été au biberon, ils ont rapidement fait leurs nuits et même pour les mauvaises nuits nous étions deux à gérer. Là j’ai bien conscience que je serais seule pour assurer les repas de la nuit.

Et si je suis très fatiguée, je sais d’avance ce que ça va donner : une maman sur les nerfs, peu patiente, irritable, épuisée et qui ne supporte plus rien et ça risque de ne pas être une partie de plaisir pour le reste de la famille.

Comme je n’ai aucune envie que les conséquences de mes choix provoquent des dommages collatéraux sur mes deux grands qui vont devoir déjà partager un peu plus leur maman, j’envisage ensuite de passer sur un allaitement mixte.

Mais un allaitement mixte avec mon lait !

Tirer mon lait ne me fait pas peur (je le faisait toutes les deux heures pour Mister Papouille) et j’aimerais vraiment réussir à donner un rythme de biberon comme celui que nous avons donné à Super Pirate dès sa naissance, tout en gardant une ou deux tétées au sein dans la journée.

Je ne sais pas ce que cela pourra donner, mais si je n’essaie pas je ne saurais jamais.

Je dois aussi reprendre le travail assez rapidement et si je suis littéralement épuisée ça ne sera pas possible.

Enfin voilà, tout ça n’est que supposition et comme pour tout ce qui touche aux enfants nous envisagerons tout cela sur le tas et en fonction de bébé !

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