L’allaitement : dès débuts douloureux aux solutions.


Allaitement / vendredi, octobre 11th, 2019

Qui a dit que l’allaitement était un long fleuve tranquille ? Certainement pas moi. A moins que le fleuve ne soit peuplé de crocodile et de lave en fusion car j’ai plutôt eu un début d’allaitement douloureux.

Entre montée de lait douloureuse – aïe ça pique -, engorgement – ouille ça brûle – et bouts de sein ultra-sensible – mais bordel ! Décrochez le de là ! -, mes débuts d’allaitante furent plutôt chaotiques.

Je reviens donc sur ses débuts difficiles, les sensations désagréables et surtout ce que j’ai mis en place pour soulager tout ça.

Accrochez vous ! C’est partis !

Je savais bien que ça pouvait faire mal, j’avais eu deux montées de lait successives de 48h chacune pour Mister Papouille que je n’avais pas allaité dès la naissance mais pour qui j’avais fait une relactation 6 semaines plus tard.

J’avais très peur des termes « crevasses », « engorgement », « mastite », encore plus peur d’avoir mal – call me miss douillette – et surtout j’étais terrifié de me lancer dans l’allaitement si c’était pour lâcher à cause de ça.

allaitement douloureux

Allaitement douloureux.

Les deux premiers jours furent assez cool malgré les douleurs des fameuses tranchées – moi aussi je pourrais dire que j’ai fait la guerre tiens ! -. C’est le troisième jour, le jeudi que les ennuis ont commencé

Après une nuit et une journée de bébé accroché aux seins, je ne supportais plus aucun contact entre mes bouts de seins et la moindre matière. Imaginez donc comme c’est pratique de rester les seins à l’air quand du personnel médical débarque toutes les 5 minutes dans votre chambre… Et pire encore de mettre bébé au sein quand vous savez que ça va brûler – allumez le feu ! – ?

J’avais beau mettre de la lanoline, rien n’y faisait. Une auxiliaire de puériculture m’avait alors montré comment faire des compresses avec du lait et du cellophane. Ça n’avait pas vraiment arrangé la douleur mais ça avait le mérite de protéger mon bout de sein de tout contact.

La montée de lait.

Jusque là, sans crevasses, je me sentais plutôt chanceuse. C’était avant de rentrer chez moi le vendredi et d’avoir la fameuse montée de lait dans la nuit de vendredi à samedi…

Horrible ! Au réveil je me retrouve avec deux montgolfières à la place des seins. Une sensation de lourdeur extrême accentuée par l’apesanteur. Mes seins qui d’habitude ne se touchent pas, frotte maintenant l’un contre l’autre et provoque une forte sensation de brûlure interne. Quant à la sensibilité de ma poitrine, elle est désagréablement exacerbée.

Je craque au réveil, j’ai trop mal, je veux aller à la pharmacie pour acheter de quoi couper la montée de lait et du lait en poudre.
Sous les encouragements de Mr Papa et votre soutiens, je serre les dents et tiens bon. Je me drogue au doliprane et je n’ai plus qu’une obsession : désengorger avant de me coltiner en plus une mastite.

Je fouille internet de fond en comble, je vous demande vos trucs de grands mère et je note tout, que ce soit pour la montée ou pour les bouts de seins. L’après-midi même, toujours drogué, nous partons en expédition pour me procurer tout ce dont j’ai besoin.

Le dimanche, je lance la mission « désengorgement » et passe ma journée à tenter de soulager ma poitrine que ce soit, le gonflement, la sensation d’échauffement ou celle de brûlure des mamelons. Finalement le lundi matin, ma poitrine était toujours tendue mais raisonnablement. La sensation d’échauffement avait disparue mais je sentais qu’il en fallait pet pour que ça revienne. Le mardi, ma poitrine va déjà mieux et j’arrive à peu près à gérer ma production de lait ou du moins à évacuer le surplus sans trop stimuler. Je vois ma sage-femme et lui fait part de ce que j’ai fait et des douleurs aux mamelons que je ressens encore. Elle pense à des micro-crevasses et me conseille de continuer mes compresses et la lanoline pour réparer.

Par ailleurs je glane deux ou trois autres astuces sur Instagram et dans vos recommandations. Je les teste mais aucunes améliorations. Comme je ne doute pas des astuces testées, je me doute fortement que la douleur ne provient et n’est jamais provenue d’éventuelles crevasses mais d’une forte sensibilité…
J’en aurais la confirmation quelques jours plus tard quand mon médecin traitant m’expliquera que mon fils à la succion d’un bébé de 2 ou 3 mois et non de 8 jours. En tétant comme un furieux lors de son 3 ou 4 ème jour de vie, il avait donc mis à vif mes tétons et mon seul atout était la patience, le temps que ma peau se remette.

Finalement au bout de 15 jours, tout était rentré dans l’ordre, que ce soit la production de lait ou la douleur aux mamelons.

Comme j’ai trouvé ça difficile, de finalement être tant dans la galère et la douleur et finalement ne pas avoir de liste concrète de quoi faire, j’ai eu envie de répertorier ici tout ce que j’ai tester et qui a fonctionner.

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Pour les mamelons.

Les compresses de lait.

Imbiber une compresses de lait maternel et appliquer sur le mamelon et recouvrir d’un morceau de cellophane pour isoler.
Cette méthode permet de garder le mamelons dans l’humidité, chose très important pour éviter les crevasses. Cela permet aussi d’éviter le frottement du mamelon avec le tissus des vêtements.

Le lait maternel ayant des vertus cicatrisantes, si crevasses il y a la compresse permettra un hydratation et cicatrisation.

Attention, il convient de changer les compresses très régulièrement car le lait tourne au bout d’un moment et l’odeur peut être très désagréable.

Les coquillages d’allaitements.

Les coquillages de nacre ont les mêmes vertus que les compresses. Ils recueillent le lait qui s’écoule naturellement des mamelons, les gardant dans l’humidité et leur évitant sécheresse et crevasses. Si des crevasses sont déjà présentes, là encore, le fait de garder le mamelon et milieu humide et surtout au contact du lait maternel va permettre une cicatrisation plus rapide.

Les coquillages ne sont pas à porter 24h/24 et il convient de les laver de temps en temps avec un savon doux.

Pour ma part j’ai opté pour les coquillages d’allaitement Bébé Nacre (made in France) et je n’ai pas été déçu. Je leur doit une grande part de la résolution de mon soucis de sensibilité.

La lanoline.

Beaucoup d’entre vous connaisse déjà mais au cas ou j’ajoute tout de même cette « crème » incontournable de l’allaitement. La lanoline est une crème grasse et naturelle qui vise à protéger et hydrater le mamelon. Tout comme les compresses et les coquillages, le gras leur procure une couche protectrice et l’humidité nécessaire pour cicatriser si nécessaire.

L’idéal est de la prendre sans parfum. La plus connue et la plus plébiscité reste celle de la marque Lansinoh qui permet à bébé de tété sans avoir besoin de rincer le mamelon avant la tétée.

La crème au castor-equi.

J’avais repéré cette crème homéopathique sur plusieurs post instagram et je me la suit procuré moyennant 3 ou 4 euros dans ma pharmacie. A ce moment là je pensais que la douleur provenait peut-être de micro-crevasses invisibles hors le problème n’étant pas là, je ne peux pas attester personnellement de la réussite de cette crème. En revanche j’ai vu bon nombre de post relatant la rapidité avec laquelle les femmes ont pu cicatriser grâce à elle.

Le seul « inconvénient » est qu’il faut la rincer avant la tétée…mais si c’est l’affaire de 48h et pour gagner en confort je pense que ce n’est pas insurmontable.

L’huile essentielle de lavande aspic.

Cette méthode m’a été donné par une copine qui s’y connait mieux que moi das les huiles essentielles. Elle m’a envoyé un extrait d’une de ses bibles des huiles essentielles que je vous retranscrit ici.

Tout comme pour la pommade au castor-equi je ne peux pas attester de l’efficacité puisque je n’avais pas de crevasses. En revanche ma copine qui m’a transmis ce tuyau à soigner les siennes en un temps record.

 

Soulager la montée de lait douloureuse ou l’engorgement.

Alterner chaud – froid.

Alterner le chaud et le froid permet à la fois de soulager la douleur par le froid mais de faciliter la circulation du lait par le chaud – pas d’inquiétude le lait ne sortira pas bouillant.

Pour ma part j’ai des cold pack qui font les deux – chaud et froid – mais je les prenais surtout pour le froid entre les tétées. Pour soulager la sensation de chaleur intense, il n’y avait pas mieux. Et avant les tétées, j’essayais de passer sous la douche pour que la chaleur aide à la sortie du lait.

Exprimer le lait…

…au tire-lait.

Apparemment on pourrait sortir un peu de lait pour dégonfler le sein au tire-lait en tirant moins d’une minute afin de ne pas stimuler.

Chez moi ce fût un craquage complet puisque après avoir tiré notamment pour faire mes compresses, la production a  repris de plus belle.

Donc attention avec cette technique !

…avec un verre d’eau chaude.

Cette méthode est simple. Il faut remplir un verre d’eau chaude presque à RAS bord. Plonger le mamelon dedans et avec l’effet ventouse le lait sort sans stimulation.

Sur le papier ça a l’air cool mais je peux vous dire qu’en vrai c’est moins cool et surtout loin d’être glamour !

Penché à 90 degrés, torse nu, le nichon plongé dans l’eau chaude, tête presque à l’envers et en train de te péter les lombaires… ça envoie du rêve non ?!

…à la main.

Et ça reste à mon sens la meilleure technique puisque la technique manuelle évite toute stimulation du mamelon. Il faut former un « U » avec sa main (pouce d’un coté, tous les autres doigts de l’autre) et de masser le sein afin de faire affluer le lait vers le mamelon pour qu’il sorte de lui même. Le massage doit être doux, le sein étant déjà douloureux, pas besoin de se rajouter de la douleur.

Vous pouvez récupérer le lait si besoin ou utiliser ce massage sous une douche chaude qui favorise déjà la circulation du lait.

Le chou.

Le chou est un coupe lait, il convient donc de faire très attention à son utilisation car vous pouvez radicalement stopper la lactation.

En réalité ce n’est pas forcément le chou en lui même qui soulage mais le liquide contenu dans ses feuilles. La méthode est donc de les passer au rouleau à patisserie afin de faire sortir ce liquide et de mettre la face de la feuille suintante sur la peau. On peut aussi passer les feuilles au congélateur quelques minutes pour ajouter un effet froid !

Le cataplasme à l’argile verte.

Le cataplasme d’argile verte ne va pas permettre de désengorger mais en revanche il va limiter les dégats pour éviter d’arriver à la mastite qui est encore pire que l’engorgement.

Pour cela il suffit soit de fabriquer une pate d’argile (argile + eau, jamais au contact d’ustensiles en metal) soit d’en appliquer une toute prête sur les seins. Je vous conseilles de faire sein par sein au cas ou bébé voudrait téter. On applique une couche épaisse d’argile sur le sein en évitant le mamelon et on laisse sécher entre 3 minutes et une heure. Il est possible de renouveler jusqu’à ce que l’engorgement soit partis.

L’homéopathie.

Apis mellifica 9CH, Bryonia 9CH et Lac Caninum 30CH pour les tensions mammaires (avant l’engorgement)  à prendre toutes les 2 heures (5 granules de chaque).

Belladonna 9CH et  Phytolacca decandra 9CH pour l’engorgement à prendre toutes les demi-heure (5 granules de chaque).

Ce que j’ai fait pour mes mamelons :

J’ai alterner les tétées d’un sein sur l’autre pour les laisser respirer au maximum entre deux tétées. Dans la même idée, je suis resté la poitrine à ‘air quand je le pouvais et évitais tout frottement grâce au coquillages quand je devais être habillée. C’est finalement le temps qui a joué pour moi et je n’ai plus eu mal au bout de 10 jours.

Si chez vous la douleur perdure, je ne peut que vous conseiller une consultation avec une consultante IBCLC car elle pourra déceler la source de cette douleur (problème de frein, mauvais positionnement, problème de succion, etc…).

Ce que j’ai fait pour désengorger :

La méthode du verre d’eau étant vraiment trop innéficace sur moi, il m’aurait fallu 48h pour désengorger un seul sein, je me suis tourner vers l’expression manuelle sous la douche dès que possible et entre les douches (3 ou 4 par jour) je mettais des poches de froid.

J’ai appliquer des feuilles de chou durant 30 min deux fois par jour et appliquer des cataplasmes en attendant de pouvoir exprimer le lait.

J’ai aussi pris de l’homéopathie toutes les 30 minutes durant deux jours.

Finalement pour faire sortir le lait efficacement sans stimuler, j’ai utiliser un coussin au noyau de cerise que l’on met normalement sur la nuque (pratique la découpe au centre pour eviter de le poser sur le mamelon), je l’ai fait chauffer au micro-onde, j’ai déposer une serviette sur mon sein puis poser le coussin bien chaud par dessus. Le poids du coussin à pousser naturellement le lait vers le mamelon et était absorbé directement dans la serviette.Le voil

Pour finir, une fois mes seins un peu détendus j’ai mis Petit Lion aussi souvent que possible au sein et dans une multitude de positions différentes pour drainer l’ensemble du sein. Après chaque tétée j’exprimais manuellement ce qui voulait bien sortir sans trop forcer.

allaitement douloureux

En conclusion.

Si j’ai réussis à désengorger en l’espace d’un week-end en multipliant les essais, il m’a fallu être plus patiente avant que les tétées ne deviennent agréables. La douleur aux mamelons à disparue mais je sais qu’il en faudrait peu pour qu’elle revienne du fait de la forte succion de Petit Lion. Je porte donc de temps en temps, quand je sens les bouts de seins plus sensibles, les coquillages pour les protéger des frottements. Et généralement la sensibilité s’estompe en moins de 48h.

Je ne peux pas nier que j’en ai baver et que les débuts ont été dur mais avec le recul je suis tellement contente de ne pas avoir lâcher.

Je sais que c’est le cas de beaucoup d’entre vous, faute d’informations ou de solutions, vous êtes nombreuses à lâcher l’allaitement parfois même avant d’être de retour à la maison a cause de tout ça. Je trouve ça dommage de ne pas être plus renseigné ou de ne pas avoir de dépliants regroupant les solutions à la maternité. C’est vrai après tout il y a bien des dépliants sur comment préparer un biberon pourquoi il n’y en aurait pas pour les allaitantes !

Bref. Si vous avez des questions ou autres suggestions, remèdes, idées, je ne peux que vous incitez à les partager en commentaires !

 

 

 

 

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