Libérée ! Délivréeeeee !

Non je vous jure je ne vous fait pas un remake de la Reines des Neiges.
Je ne suis pas là, pour vous annoncer l’impensable : la sortie du film La Reine des Neiges 2 !!!!!

Mais non je déconne ! Revenez !

En réalité je ne sais plus vraiment par où commencer, j’ai telllllllllement de choses à vous dire.

Commençons par le début. Si vous êtes ici, vous connaissez les évènements difficiles que nous avons traversés l’an dernier et notamment ce que Super Pirate à vécu à l’école l’an dernier sur les dernières semaines.

Si vous n’êtes pas ici depuis très longtemps, une petite mise à jour rapide : il a subi de la part d’autres enfants de sa classe des violences physiques (des coups au corps et au visage) et morales (harcèlement jusqu’à ce qu’il craque) ainsi que gestes déplacés (on lui touchait les fesses pendant qu’il faisait pipi dans les urinoirs).
J’ai découvert ça dans de drôles de conditions et surtout tardivement puisque personne de l’équipe enseignante n’a vu, ni ne m’a parlé de ce qu’il se passait. Vous pouvez retrouver mon billet initiale en cliquant ici.

Bref, j’étais désemparé et tellement mal pour mon fils de savoir qu’il avait vécu ça durant plusieurs semaines sans que personne ne voit rien, à seulement 4 ans et demi.
Je vous ai tout confié, ici et sur facebook. Parce que c’est ce que je fais.
Ici je vous partage ma vie. Mes joies mais aussi mes peines.

Vous avez été nombreuses et nombreux à nous soutenir dans notre choix (merci !!!) de le changer d’école et après un été difficile et une rentrée plus que stressante pour nous tous, aujourd’hui bien des choses ont changés dans le comportement de notre fils, ce qui nous conforte dans notre choix et nous montre bien combien il a souffert.

Jusqu’ici rien de surprenant, n’est ce pas ?!

Mais derrière tout cela il y a eu une autre réalité. Des événements dont je ne vous ai pas parlé, que je n’ai évoqué nulle part. Et pour cause…

Je savais en changeant mon fils d’école que j’allais moi aussi devoir changer de travail (pour les derniers arrivés, je travaille dans l’école ou mon fils a eu des soucis). Durant cet été j’ai mûrement réfléchis et à la rentrée, nous avions convenu, avec Mr Papa, que je demanderais un entretien pour négocier un licenciement.

Je n’ai même pas eu le temps de demander figurez vous ! Le surlendemain de cette décision, je recevais, en bon et dû forme, un courrier recommandé avec accusé réception, me convoquant à un entretien pouvant mener, je cite, à « un licenciement pour faute grave suite au propos tenu sur mon blog ainsi que ma page facebook ».

Trop bavarde ! Manque de discrétion !

Je ne vous cache pas qu’à la lecture de ce courrier, j’ai eu un petit coup de sang. Comment peut-on me reprocher ça alors que je n’ai fait que citer des faits sans citer ni noms ni lieu?!
Mais j’ai vite réfléchis a ce que moi je voulais vraiment ; je voulais partir de cette foutue école avec mes indemnités chômage pour ne pas couler ma famille financièrement.

J’aurais pu gueuler, j’aurais pu faire un scandale parce qu’après tout, c’est mon fils qui a subi toutes ces choses, ce n’est pas lui qui n’a pas fait son travail correctement. Non. Je m’étais contenté de le changer d’école et c’est tout. Je n’ai pas porté plainte, je n’ai pas fait remonter cette affaire au plus haut car je voulais juste que mon petit garçon passe à autre chose sans lui infliger des mois et des mois de psy.

Je vous en ai juste parlé ici mais visiblement j’ai touché quelques susceptibilités. Comme on dit chez moi : on ne se sent visé que lorsqu’on se sait coupable de quelques choses.

Bref je me savais « espionné » depuis l’été mais je ne pensais pas qu’on en arriverait là. Surtout que je n’avais cité ni les personnes, ni le nom de l’école. Mais voilà, mon histoire dérange et on a voulu me faire taire. J’avais retiré quelques post facebook qui contenait des commentaires un peu virulents et un billet passé en privé (qui repassera certainement public d’ici peu #libertedexpression).

Malgré cette envie de crier haut et fort que c’était injuste et qu’encore une fois c’était les mêmes qui dictaient les règles du jeu, je me suis faites discrète et petite. Je suis allé à mon entretien.

Grand heureusement pour moi mon « employeur » est bien plus humain que les initiatrices de ce coup là. Je suis sortie de l’entretien avec non pas un licenciement mais une rupture par consentement mutuel, ce qui était au delà de mes espérances. Non seulement j’ai obtenu ce que je souhaitais, mon départ avec conservation de mes droits Pole Emploi mais en plus avec une indemnité de départ.

Voilà donc ou nous en sommes et depuis quelques jours c’est officiel, je n’ai plus rien à voir avec cette école ! Dieu merci !
Et j’ai plein de projet à venir dont j’ai hâte de vous parler !

Je sais qui à manigancé ça et comment elles y sont parvenue.

Je leur souhaite bien du courage pour se regarder dans un miroir le matin tout en sachant qu’un petit garçon de 4 ans à subit des choses sous leur nez et qu’au lieu de reconnaître leurs erreurs et assumer, elles ont préféré, pour une fois, s’unir pour tirer dans le dos de la mère qui a osé dire (écrire) tout haut ce qu’elles auraient voulu que je garde tout bas !

En ce qui me concerne, j’ai la tête haute, d’avoir défendu mon fils, d’avoir pris la bonne décision le concernant. Je suis fière de ne pas avoir cédé et d’en avoir parlé. Ce genre d’histoires est bien plus fréquentes qu’on ne le pense et des faits similaires tombent aux oubliettes parce qu’il ne faut surtout pas ternir la réputation d’une école.

Ici encore je ne citerais pas de nom. Je n’ai pas envie de flinguer cette école parce qu’il y a beaucoup de gens que j’y apprécie encore et les parents, ceux des associations et les autres, ceux qui ont su, ceux qui ont pris la peine de nous envoyer des messages ou de demander des nouvelles de notre fils et ceux qui nous on soutenus par un geste, une parole, une action.

Ceux la, je les remercie du fond du coeur. Je me suis lancé seule dans cette bataille pour mon fils et votre soutien à été de vrai petit bonus sur notre chemin. J’ai perdu mon travail même si en l’état ce n’est pas une grosse perte car ma liberté de m’exprimer prévaudra toujours sur le reste.

Comme on dit j’ai perdu une bataille… Mais je n’ai pas perdu la guerre !

Je sais que je l’ai gagné quand je me lève le coeur léger de voir mon fils aller de bon coeur à l’école. Et ça, ça vaut tous les emplois du monde !

Comme quoi on a pas besoin d’avoir un bac +5 pour réfléchir… A bon entendeur…

ma breizh family

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