La vie d’étudiante après un mois !

Voilà un bon mois que j’ai repris le chemin des cours.

Si vous êtes là depuis un moment vous avez sans aucun doute suivis mes interrogations et mes tergiversations à ce propos.

Serais-je à la hauteur ?
Est-ce que je ne fais pas une bêtise de croire que 10 ans après je peux reprendre les cours comme ça?
Est-ce que mes enfants vont m’en vouloir de se voir imposer un nouveau rythme plus intensif juste à cause de moi?
Est-ce que ce n’est pas un peu égoïste comme choix?

Bref, ceci n’est qu’une toute petite liste de toutes les questions qui m’ont habités durant des semaines avant de me lancer réellement.

Comme je m’y attendais – et on m’avait bien prévenu – le rythme est très intense et je suis donc un peu moins présente pour vous parler de tout ça sur la page facebook. J’ai donc eu envie de vous faire un petit bilan de ce retour à l’école pour moi et comment ça se passe pour notre famille.

Commençons par les enfants.

Mister Papouille.

Je redoutais fortement la séparation avec Mister Papouille qui n’avait rien connu d’autre que la vie à la maison avec maman et j’avais très peur de la séparation. Pas pour moi car je savais que j’avais vraiment besoin d’un bon bol d’air mais plus pour lui qui est à la limite d’être un BABI. J’avais peur qu’il ne fasse une vie de misère à son ass mat et que chaque dépose soit une épreuve.

Finalement elle nous a proposé, pour des raisons d’organisations, la première semaine de prendre également Super Pirate et de le déposer à l’école en même temps que ses enfants (Mr Papa en permis semi remorque cette semaine là commençait bien plus tôt que ses heures d’ouvertures habituelles et aurait dû mettre Super Pirate en garderie). Et en fin de compte c’était une excellente idée !

Les deux sont partis de bon coeur là bas le premier matin, nous laissant nous rendre à nos activités chacun de notre côté le coeur léger. Je peux vous dire que c’est une sacrée épine qui s’est enlevé de mon pieds ce jour là. Plusieurs jours que je ne dormais pas à l’idée de cette première séparation et finalement est s’est déroulé les doigts dans le nez !

Même si une ou deux fois Mister Papouille nous a fait un petit coup de chouinage à la dépose, ça n’a jamais duré plus de trente secondes et il à l’air de vraiment se sentir bien et de s’épanouir là bas. Son langage se développe à vitesse grand V et elle lui fait faire plein de choses dont il nous « parle » à la maison.

Super Pirate.

Pour lui, les choses ont été un peu plus complexes mais pas insurmontable non plus. Les changements sont toujours des sujets délicats, rapport à son hypersensibilité. Chaque fois que l’on bouleverse ses repères, on s’y prend des semaines à l’avance pour le mettre en conditions, hors si vous avez suivis mes démêlés avec Pôle Emploi vous avez combien tout ça s’est fait un peu à la dernière minute…

Même s’il avait bien compris le principe et qu’il irait à la cantine tous les jours, la première semaine à été un peu difficile mais il s’y est assez vite fait et le menu, comparer nos repas, est même devenu un rituel entre lui et moi à la sortie de l’école.
Pour la garderie le soir il n’y a eu aucun souci, resté prendre le goûter avec ses copains est devenu pour lui un réel plaisir et je suis même obligé de prendre mon temps avant de le récupérer sous peine de le voir bouder de ne pas avoir eu le temps de rester plus longtemps jouer.

Là ou ce fut le plus difficile, vous le savez certainement déjà mais ça a été le centre aéré. Impossible de le préparer en amont et le changement fut bien trop grand pour cette petite personne de 5 ans.
On venait déjà en une semaine de lui demander de se lever 5 jours et non plus 4, de manger à la cantine et non plus à la maison, de rester à l’école quand les copains s’en vont et de ne plus partir en même temps qu’eux, sans compter les cours de piscine avec l’école, lui qui n’est pas très friand de mettre la tête sous l’eau, lui demander en plus de se rendre dans un nouveau lieu, entouré d’enfants qu’il ne connaît pas et d’adultes qu’il ne connaît pas non plus, fut de trop pour lui.

D’autant plus, que le gros quart d’heure que j’avais prévu pour l’accompagner et le sécuriser nous a été « volé » par une préoccupation administrative des encadrants qui aurait pût être réglé plus tard. Résultat, inutile de vous décrire la scène de l’enfant qui s’accroche à votre jambe en vous suppliant de ne pas le laisser là. Non ça ne se passe pas que dans les films ou les reportages et c’est dans les larmes que nous nous sommes quittés tous les deux ce matin, lui frappant au carreau pour que je vienne le chercher, moi le coeur un peu plus en miette à chaque pas qui l’éloignait de moi.

La journée fut difficile, lui a eu du mal à s’adapter, moi, même après un appel à Mr Papa et un coup de fil de la directrice du centre, j’ai eu un mal fou à me concentrer et j’ai eu un poids sur le coeur jusqu’au moment de le récupérer.
Les semaines suivantes ont aussi été difficiles car il angoissait plusieurs jours à l’avance et nous en parlait, souvent avant d’aller dormir.
Et puis, même si je sais qu’il n’a pas encore confiance dans le personnel encadrant (dû à ce qu’il a pu vivre l’an dernier), il s’y fait petit à petit et commence à y trouver du plaisir, d’autant plus qu’il y fait vraiment beaucoup de chouettes choses !

Pour nous c’est un vrai soulagement de le voir changer d’avis car dans quelques jours ce seront les vacances scolaires et il devra s’y rendre tous les jours et c’était, pour ma part, une grande cause de stress, voyant l’échéance arrivée à grand pas.

Mr Papa.

Pour Mr Papa, le rythme n’a pas fondamentalement changé. Il continue de travailler sur les mêmes horaires et c’est toujours lui qui dépose Super Pirate le matin à l’école ou au centre aéré. En revanche maintenant il dépose aussi Mister Papouille mais pas besoin de faire des kilomètres car son ass mat le récupère directement à l’école de Super Pirate, ce qui facilite l’emploi du temps de tout le monde.
Il essai aussi, dans la mesure du possible de se rendre plus disponible pour les rendez-vous médicaux ou autres obligations pour les enfants ou je ne peux plus me rendre pour le moment.

Pour moi.

Et bien c’est le gros changement.
Passé d’une vie de maman au foyer, rythmé de tâches ménagères, de jeux, de rangements et autres à 8h par jour sur une chaise devant 2 écrans, un retroprojecteur et 15 autres personnes, ça fait drôle !
C’est un très gros challenge que je me suis lancé mais je m’y sens bien même si le pari est lourd.

Obtenir un bac+2 en six mois, je me doutais bien que ça n’allait pas être un long fleuve tranquille.

Loin de la, je comparerais plus facilement ça à des rapides houleux !
Le programme est très dense et les notions à intégrer nombreuses et parfois complexes. Le travail qui nous est demandé est constant et exige que je travaille le soir et le week-ends, bien souvent tard le soir.

Sans vous mentir, je peine à trouver du temps pour le blog et l’inspiration n’est plus toujours là, tellement mon esprit est pris par les projets en cours.
Pour que vous compreniez un peu de quoi il s’agit, voilà ce que je dois fournir d’ici mi juillet : un site client qui sera le site de Mr Papa que je vais récupérer et refaire complètement de A à Z, un portfolio qui sera mon site personnel de web designer qui montrera a mes futurs clients l’ensemble de mes réalisations que je devrais évidemment là aussi produire de A à Z, un rapport de stage réalisé à l’aide d’un logiciel particulier et qui devra ensuite être imprimé chez un imprimeur, sans compter les évaluations en cours de parcours et l’entreprise à trouver pour les deux mois de stages.

Je pense que vous comprenez sans doute mieux ma légère absence !

Sinon sur le plan perso, je dois avouer que ça me fait du bien de sortir un peu la tête des couches et c’est très gratifiant de se sentir à nouveau autrement que comme maman. Même si j’adore ça, je vous l’avais déjà dit, ces derniers temps ça ne me suffisait plus et j’avais besoin d’un moteur autre pour avancer et me sentir exister.
Quand je réussis un exercice ça me procure vraiment une grande satisfaction et je me sens d’autant plus dispos certains soirs à écouter mes enfants me parler de leur journée, de leurs soucis ou à jouer avec eux, ce que je n’arrivais plus à faire avec plaisirs ces dernières semaines. Je sais bien que je ne suis pas encore totalement guéris et les week-ends peuvent encore, parfois, être éprouvant, surtout quand ils ont décidés que ce serait un jour où ils ne s’entendraient pas mais globalement je sens les choses évoluer doucement dans le bon sens !

Voilà pour ce qui est du bilan après ce premier mois de cours.
Je vous remercie de votre présence constante et de m’attendre si patiemment !

Je vous embrasse ! ( et pardon pour le pavé !)

ma breizh family

 

Un commentaire Ajoutez les votres
  1. Love
    Que du plus a part le sommeil
    Pleins de courage pour la suite
    Mais je reste la hein
    Bisous bisous bisous

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